samedi 20 août 2011

« Ne fait pas aux autres ce que tu ne voudrais qu'ils te fassent 


Ceci, qui se nomme la règle d'or, est un principe aussi vieux que l'humanité, ou presque et qui devrait nous guider dans toutes nos relations avec les autres, quelque soit ces autres.

Voici ce qu'en disent les différentes religions et croyances :

Baha'isme : « Et si tes yeux sont tournés vers la justice, choisis pour ton voisin ce que tu aurais choisi pour toi-même. » cfr. Épître au fils du Loup (paragraphe 54).

Brahmanisme : « Votre devoir le plus important consiste à ne pas faire aux autres ce qui vous causerait de la douleur si on vous le faisait. » Mahabharata 5: 1517.

Bouddhisme : « N'offensez pas les autres, de sorte que vous ne soyez pas offensés. » Udana-Varga 5: 18

Christianisme : « Tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux: car c'est la loi et les prophètes. » Mathieu 7: 12.
« Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pour eux pareillement. » Luc 6-31.

Confucianisme : « Voici certainement la maxime d'amour : ne pas faire aux autres ce que l'on ne veut pas qu'ils nous fassent » Confucius, Analectes, 15; 23

Égypte ancienne : « Ne fait à quelqu'un qui pourrait te le faire, que ce que tu voudrais qu'il te fasse » conte du paysan éloquent (entre -1970 et -1640).

Hindouisme : « Essaye de ton mieux de traiter les autres comme tu voudrais être toi-même traité, et tu trouveras que c'est le chemin le plus court à la bienveillance. » Mencius 7.A.4

Jaïnisme : « Nous devrions traiter toutes les formes de vie de la création comme nous aimerions être traités nous-mêmes.  » Mahavira, Sutrakritanga 1.11.33

Judaïsme : « Ne faites pas à vos semblables ce qui vous semble haïssable, voilà toute la loi, le reste n'est que commentaire. » Talmud, Shabbat 31a.

Sikhisme : Je ne suis étranger à personne : et personne ne m’est étranger. En fait, je suis l’ami de tous. Le Gouru Granth Sahib, p.1299

Taoïsme : « Considérez le gain de votre voisin comme votre propre gain; et la perte de votre voisin comme votre propre perte. » T'ai Shang Kan Yin P'ien.

Zoroastrisme : « Seul celui qui a un bon naturel s'abstient de faire aux autres ce qui n'est pas bon pour lui. » Dadistan-i-dinik 94: 5.

Tradition autochtone Yoruba (Nigéria) : « Celui qui veut frapper un oisillon avec un bâton pointu devrait d’abord l’essayer sur lui-même pour se faire une idée de la douleur.  » Proverbe Yoruba

Spiritualité indienne (Amérique) : « Toutes les choses sont nos parents, ce que nous faisons à toute chose, nous le faisons à nous-mêmes. Tout est vraiment un. »


On peut continuer ainsi pendant encore quelques pages, rechercher cette règle d'or dans des religions non traitées si dessus et dans des civilisations disparues, on la trouve. Cette règle d'or n'est in fine que le principe de base d'une vie harmonieuse en communauté, rien d'autre, mais d'une importance capitale.
Si tout le monde appliquait cette règle nous vivrions dans un monde presque parfait, voire parfais.

Illustrer cette règle d'or n'est pas complexe, prenons un exemple simple, je n'aimerais pas que l'on me vole, donc je ne vole pas. Simple et efficace. Une base éthique qui couvre toute relation humaine.

Reste le cas problématique de l'islam. On trouve un hadith qui dit : « Aucun de vous n'est digne de se prétendre croyant s'il ne désire pour son frère ce qui est bon pour lui-même. » (Sunnah, « les 40 hadiths de l'imam Al-Nawawi).
Pourquoi donc le cas de l'islam est problématique ?

Simplement parce que cette fraternité décrite dans le hadith ne s'adresse pas à tout un chacun mais simplement aux croyants. Nous nous trouvons donc devant la seule religion qui introduit une différence de comportement selon que celui-ci s'adresse à un croyant ou à un infidèle, et cela quelque soit le statut de l'infidèle par rapport au croyant. Si l'infidèle est le frère ou le père du croyant, alors cette fraternité n'existe pas, ne parlons donc pas de n'importe quel infidèle.

Vous me rétorquerez que j'exagère dans ma critique, soit. Penchons nous donc sur les textes sacrés de l'islam.

Coran 9-23 : « Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour alliés, vos pères et vos frères s'ils préfèrent la mécréance à la foi. Et quiconque parmi vous les prend pour alliés... ceux-là sont les injustes. »

C'est en fait encore pire que cela quand on sait que certains versets du Coran appellent carrément au meurtre des infidèles :

  • Coran 9-5 : « Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. »
  • Coran 48-29 : « Muhammad est le Messager de Dieu. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux.... »
  • Coran 2-191 : « Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d'où ils vous ont chassés : l'association est plus grave que le meurtre. »
  • Coran 3-28 : « Que les croyants ne prennent pas, pour alliés, des infidèles, au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion de Dieu, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d'eux. Dieu vous met en garde à l'égard de Lui-même. Et c'est à Dieu le retour. »
  • Coran 9-123 : « Ô vous qui croyez ! Combattez ceux des mécréants qui sont près de vous; et qu'ils trouvent de la dureté en vous. Et sachez que Dieu est avec les pieux. »


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci d'éviter les commentaires racistes, insultants et autres inepties du genre. De toute façon ils seront supprimés.