Le site islamweb.net en langue française rappelle les préceptes de l’islam en vertu desquels la fête de Noël est illicite :
- Il n'est permis à aucun musulman de participer à ces fêtes de mécréants car c’est considéré comme une participation à ce qui est erroné et comme une ressemblance à ces mécréants. Il est confirmé que le Prophète (…) a affirmé dans le hadith rapporté par Abou Dawoud (…) que quiconque s'assimile à des gens devient l'un d'entre eux.
- Quant à l'arbre de Noël, il est connu qu'il représente l'un des rites relatifs à cette occasion chez les mécréants. Les oulémas (exégètes musulmans) ont mentionné, en raison du hadith précédent, qu'il n'est pas permis de s'assimiler à des mécréants en faisant ce qui leur est spécifique.
Les fatwas d’Ibn Qayyim et d’Ibn Taymiyya
Plusieurs autres fatwas interdisant aux musulmans de célébrer Noël ont été proclamées dans le passé.
En 2008, la mosquée Assuna (Essuna) de Montréal avait cité (en arabe) sur son site des fatwas d’Ibn Qayyim (1292-1350) et d’Ibn Taymiyya (1263-1328), deux autorités de l’islam endossées par les Frères Musulmans, qui interdisent non seulement de célébrer Noël mais tout simplement de souhaiter Joyeux Noël. La mosquée Assuna était décrite en 2006 par le site Oumma.com comme la plus grande mosquée salafiste de Montréal :
Ibn Qayyim (Dispositions régissant les dhimmis – Ruling for Dhimmis) : «Féliciter (les chrétiens) à propos des symboles de leur religion est interdit selon l'unanimité des savants. Par exemple, leur offrir les meilleurs vœux pour leurs fêtes ou leur carême, et leur souhaiter : «Joyeuses fêtes!», etc. Si celui qui dit ceci ne tombe pas lui-même dans la mécréance, il commet au moins un interdit. C'est comme si on félicitait un non-musulman pour sa prosternation devant la croix alors que cela est le plus grand péché auprès d’Allah. C’est encore plus horrible que de le féliciter pour boire de l’alcool, de tuer un être humain ou de forniquer, etc…»
L’expression dhimmis utilisée par Ibn Qayyim désigne le statut de citoyens de deuxième classe des non-musulmans qui vivent dans des sociétés qui appliquent la charia.
Ibn Taymiyya (Iqtida Assirati Al-Mustaqim Mukhalafata Ashabi Al-djahim) : «Ressembler aux mécréants à l'occasion de certaines de leurs fêtes c’est raviver le sourire dans leur cœur et les conforter dans leur fausseté. Ils peuvent ainsi saisir l’occasion pour se renforcer et mépriser les plus faibles d'entre-nous.»
Muhammad al-Munajid
Muhammad al-Munajid (1960-) est le responsable du site Islam Q&A. Il est basé en Arabie saoudite et a étudié la doctrine islamique sous la direction d’Adbulaziz Ibn Baz (Ibn Baaz) (1910-1999), l’exégète saoudien qui soutient que la terre est plate. Voici une partie de la réponse d’al-Munajid à une musulmane qui lui demandait s’il était admissible de décorer un sapin de Noël pour répondre à la demande de sa fille de onze ans :
L'arbre de Noël est l'un des symboles de la fête des Chrétiens et de leurs cérémonies (religieuses). Il accompagne la Noël. On dit que son usage officiel commença en Allemagne, à la Cathédrale de Strasbourg au 16e siècle en 1539.
Il n'est pas permis d'imiter les mécréants dans leurs pratiques cultuelles, dans leurs rituels et symboles, en vertu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui): «quiconque s'assimile à un peuple en fait partie.» (rapporté par Abou Daoud,4031 et jugé authentique par al-Albani dans Irwaa al-Ghalil, 5/109).
Il n'est pas permis d'installer cet arbre dans la maison d'un musulman, même si ce n'est pas pour célébrer l'évènement car le seul fait de l'acquérir constitue une imitation interdite et une vénération d'un symbole religieux des mécréants.
Les parents doivent garder les enfants, les empêcher de commettre l'interdit et les protéger contre l'enfer.
En dépit de toutes ces fatwas qui déclarent Noël illicite, je vous souhaite un JOYEUX NOËL.

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